La Chambre des Députés du Luxembourg, le 29 août 2017 ( AFP / LUDOVIC MARIN)

Attention aux assertions trompeuses de Christian Perronne sur la vaccination anti-Covid devant des députés luxembourgeois

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Lors d'une prise de parole devant la Chambre des députés du Luxembourg, le 12 janvier, le professeur Christian Perronne, invité par deux auteurs de pétitions contre la vaccination obligatoire, a tenu une série d'affirmations sur les injections anti-Covid, qui ne seraient, pas selon lui, des vaccins mais consisteraient en un "traitement expérimental". Ses assertions, rapidement devenues virales sur les réseaux sociaux, ont cependant été remises en cause par des scientifiques interrogés par l'AFP, qui les jugent fausses ou trompeuses.

Le professeur Perronne, qui est infectiologue, a fait de nombreuses déclarations controversées depuis les débuts de la pandémie. Il a défendu l'hydroxychloroquine comme remède contre le Covid alors que son efficacité n'a pas été prouvée, remis en cause l'utilité des tests PCR, soutenu que l'ARN messager pourrait modifier les gènes des patients vaccinés ou encore relativisé le nombre de morts du Covid.

Dans cette nouvelle prise de position, il assure que "personne ne [l]'a mis en défaut sur une seule de [s]es paroles", mais l'AFP a consacré plusieurs articles de vérifications à ses déclarations (1, 2, 3), tout comme Les Décodeurs ou Checknews, dans lesquels de nombreux scientifiques ont réfuté ses propos. Experts et institutions ont aussi pris publiquement la parole pour remettre en cause le bien-fondé d'affirmations du Pr Perronne.

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait annoncé en décembre 2020 l'avoir démis de ses fonctions de chef de service à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches en raison de propos tenus qu'elle considère "indignes". L'institution avait également indiqué avoir déposé plainte contre lui devant l'Ordre des Médecins.

Dans l'extrait que nous examinons, relayé des dizaines de milliers de fois en deux semaines (1, 2, 3) sur les réseaux sociaux, le professeur Perronne s'exprime devant la Chambre des députés du Luxembourg, le 12 janvier 2022. Il y avait été invité aux côtés de la généticienne Alexandra Henrion-Caude et le professeur Luc Montagnier, qui ont relayé de nombreuses infox sur le Covid, comme expliqué dans ces articles de l'AFP (1, 2, 3, 4)

Capture d'écran prise sur Facebook le 26/01/2022

Ces intervenants ont été conviés par deux Luxembourgeois, chacun auteur d’une pétition contre la vaccination anti-Covid. Déposée en juillet 2021 sur le site des pétitions de la Chambre des députés du Luxembourg, la "pétition contre la vaccination obligatoire COVID19 pour les citoyens" a récolté 11.456 signatures. Le second texte, intitulé "Stop aux Vaccins de type thérapie génique (COVID-19) à nos Enfants", comptabilise 4.674 signatures.

Au Luxembourg, n'importe quel pétitionnaire âgé de plus de quinze ans peut soumettre son texte à la Commission des pétitions du Luxembourg. Si cette dernière formule un avis favorable, que la pétition remplit les critères de recevabilité et enregistre plus de 4.500 signatures en 42 jours maximum, un débat public est organisé.

Dans le cadre de ce débat, programmé en présence d’un ministre, les auteurs de la pétition publique peuvent faire appel à des intervenants extérieurs, de nationalité luxembourgeoise ou étrangère, pour accompagner leur prise de parole.

Le mercredi 12 janvier, les deux auteurs de la pétition ont choisi d’être entendus par la Chambre aux côtés de Christian Perronne, Alexandre Henrion-Caude et Luc Montagnier. "Pendant le débat, les députés ont à maintes reprises souligné que les experts ne répondaient pas à leurs questions, qu'ils étaient hors sujet la plupart du temps, que la Chambre refusait l'idée de se faire informer par eux", a indiqué le 26 janvier à l'AFP Fernand Etgen, président de la Chambre du Luxembourg.

"Nombre de députés ont remis en question leurs propos, immédiatement. Il était évident, en effet, que la plupart de leurs affirmations constituaient des contre-vérités, des informations fausses, voire mensongères", a-t-il ajouté.

À l’issue de ce débat, le Parlement luxembourgeois a estimé qu'à l'avenir, il sera nécessaire d’établir un "cadre réglementaire" et qu’il "faudra sans doute au moins fixer des délais pour la notification de l’identité des experts à la Chambre", après avoir été informée de l'identité des trois intervenants français la veille de la réunion. "Il était donc impossible pour les députés de se préparer", a regretté Fernand Etgen.

Devant les députés luxembourgeois, Christian Perronne a commencé par affirmer que les vaccins anti-Covid "ne sont pas du tout des vaccins, la preuve on sait qu'ils ne marchent pas car ils n'empêchent pas les contaminés".

Mais un vaccin n'empêche pas nécessairement les contaminations, cela n'en reste pas moins conforme à la définition d’un vaccin. De nombreux vaccins utilisés en France contre d'autres virus ne préviennent pas non plus les contaminations, et se sont pourtant révélés très efficaces, comme l'expliquait en août 2021 l'AFP dans cet article.

Contrairement à ce qu'affirme Christian Perronne, qui soutient que "les vaccins n'empêchent pas de faire des formes graves", les vaccins contre le Covid ont démontré leur efficacité pour empêcher le développement de formes graves.

"Il faut rappeler que même si on rencontre l'infection, ce qui compte aujourd'hui c'est d'être protégé contre les formes graves, et c'est ce que font efficacement les vaccins anti-Covid aujourd'hui, même face à Omicron", a expliqué début janvier Judith Mueller médecin épidémiologiste et professeure à l'EHESP.

C'est aussi la conclusion que tire la cellule de statistiques du ministère de la Santé (Drees) dans une note publiée le 14 janvier, soulignant que "la protection vaccinale demeure élevée contre les formes graves d'infection au variant Omicron, même si elle est inférieure à celle contre le variant Delta".

Capture d'écran du communiqué de la DREES prise le 26/01/2021

Selon ces données, par rapport à une personne non-vaccinée, un individu ayant reçu une dose de rappel est protégé à 81% contre le risque d'être hospitalisé en cas de contamination par le variant Omicron et de 96% après une infection au variant Delta. Concernant le risque d'être admis en soins critiques, cette protection monte à 92% pour Omicron et 98% pour Delta.

Capture d'écran du rapport de la Drees publié le 26/01/2022
Capture d'écran du rapport de la Drees publié le 26/01/2022

 

 

"Un vaccin normal, il faut dix ans pour qu'il soit autorisé", poursuit Christian Perronne. L'argument selon lequel les vaccins anti-Covid, développés et mis sur le marché en moins d'un an contre dix ans en moyenne habituellement, ne seraient pas de "vrais vaccins" mais des "traitements expérimentaux", expression reprise à de très nombreuses reprises par Christian Perronne, est très répandu sur les réseaux sociaux depuis le début de la pandémie.

C'est pourtant l'utilisation de la technologie de l'ARN messager, élaborée depuis près de 30 ans et qui s'est révélée très efficace contre le Covid, couplée à une accélération tous azimuts des procédures de recherche, de production industrielle et d'évaluation, ainsi que de très gros financements publics et privés, qui ont permis ce développement en un temps record.

 

 

Mais cela n'a pas empêché les vaccins contre le Covid-19 autorisés en France de suivre les étapes imposées à chaque traitement avant une mise sur le marché européen et hexagonal: une première phase pour évaluer l'éventuelle nocivité du produit, une deuxième pour le tester sur un nombre limité de malades et une troisième pour juger de l'intérêt thérapeutique auprès d'un échantillon plus étendu.

Les résultats de la phase 3 des essais cliniques qui se déroule sur des milliers de volontaires ont été communiqués (par exemple ici pour Moderna et ici pour Pfizer en décembre) mais peuvent être mis à jour et complétés ensuite, aux termes de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) conditionnelle accordée à ces vaccins.

Dans le cadre de cette procédure d'urgence, l'Agence européenne des médicaments (AEM) a accordé des autorisations pour un an, renouvelables. Or, "l'AMM conditionnelle rassemble tous les verrous de contrôles d'une autorisation de mise sur le marché standard pour garantir un niveau élevé de sécurité pour les patients", affirme l'Agence nationale du médicament (ANSM) sur son site.

L'AEM souligne elle aussi que les vaccins contre le Covid ne peuvent être autorisés en Europe que s'ils "satisfont à toutes les exigences de qualité, de sécurité et d'efficacité définies dans la législation pharmaceutique de l'Union européenne". Une fois toutes les données complémentaires fournies, l'AMM conditionnelle peut être transformée en AMM standard.

La sécurité des vaccins continue en outre d'être surveillée de près par l'OMS et par l'Agence européenne des médicaments qui recensent et étudient tout effet indésirable survenu après l'administration d'un vaccin. En France, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) assure également une surveillance des vaccins contre le Covid-19 et publie des points de santé réguliers.

Une infirmière discute avec une femme qui vient de recevoir sa troisième dose de vaccin Pfizer/BioNTech contre le Covid, le 8 janvier 2022, en Corse. ( AFP / Pascal POCHARD-CASABIANCA)

Aux Etats-Unis, comme le pointe Christian Perronne, la régularité de certains essais cliniques du vaccin Pfizer a été contestée par une ancienne employée de Ventavia, un sous-traitant qui était chargé de mener une petite partie des essais pour le compte du géant pharmaceutique.

Selon cette femme, des manquements auraient été commis lors de certains de ces tests. Ce sous-traitant n'avait toutefois mené des tests qu'auprès d'un millier de personnes alors que le vaccin a, au total, été évalué sur environ 44.000 personnes à travers le monde. Après ces accusations, les autorités américaines de la FDA avaient réitéré leur "pleine confiance dans les données qui ont conduit à soutenir l'autorisation du vaccin Pfizer/BioNTech".

Contrairement à ce qu'affirme Christian Perronne, de nombreux médias français ont évoqué cette affaire (1, 2, 3) et l'AFP y avait consacré une dépêche le 3 novembre 2021.

"Ce qu'on sait maintenant officiellement d'après les bases de données c'est que le vaccin fait 36.000 morts en Europe, 25.000 aux Etats-Unis", affirme encore Christian Perronne.

Ce bilan est calculé pour l'Europe à partir de la base Eudravigilance de l'Agence européenne des médicaments, dont le site précise d'emblée que son contenu ne reflète "aucune confirmation d'un lien potentiel entre le médicament et le(s) effet(s) observé(s)".

Cette base de données est alimentée par les signalements de médecins ou de particuliers qui font remonter l'existence d'effets secondaires potentiels apparus plus ou moins longtemps après une injection et sur lesquels les autorités de pharmacologie devront enquêter pour déterminer si un lien peut ou non être établi avec le vaccin.

"Les informations sur ce site font référence à des soupçons d'effets secondaires, c'est-à-dire des évènement médicaux qui ont été observés après l'administration des vaccins contre le Covid-19 mais qui ne sont pas nécessairement liés ou causés par le vaccin. Ces événements pourraient avoir été causés par d'autres maladies ou être liés à d'autres médicaments pris par le patient au même moment", met ainsi en garde l'AEM.

Il est donc erroné de suggérer que cette base de données permet d'établir que des "décès avérés" sont survenus "à cause de la vaccination" contre le Covid-19.

Fonctionnant sur le même principe, la base de pharmacovigilance américaine, Vaccine Adverse Events Reporting System (VAERS), recense tous les effets signalés après la vaccination, sans qu'un lien de causalité avec les injections n'ait nécessairement été établi, préviennent avant toute utilisation les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), qui gèrent la plateforme.

Ils avaient indiqué à l'AFP le 5 janvier qu'à ce stade, neuf décès ont été attribués à la vaccination anti-Covid aux Etats-Unis, tous avec le vaccin Janssen, non-autorisé pour les mineurs, sur 210.682.471 millions d'Américains complètement vaccinés à la date du 25 janvier.

Lire aussi : Aux États-Unis, les antivax exploitent une base de données gouvernementale

"Une AMM conditionnelle ne peut être obtenue que si on a démontré qu'il n'y avait pas de traitements efficaces or il y a des centaines de publications scientifiques qui montrent qu'il y a des traitements efficaces", soutient encore Christian Perronne.

"Une AMM conditionnelle permet l'autorisation de médicaments qui répondent à un besoin médical non satisfait avant que des données à long terme sur l'efficacité et la sécurité ne soient disponibles", explique sur son site l'Agence nationale de Santé et du médicament.

S’il ne cite par leurs noms dans cet extrait, Christian Perronne a, à de nombreuses reprises, vanté l'hydroxychloroquine, mais aussi l'ivermectine ou l'artemisia comme des remèdes efficaces contre le Covid-19, en affirmant que leur efficacité avait été démontrée. Pourtant, ces produits ne sont pas considérés comme efficaces contre le Covid, comme expliqué dans plusieurs articles de l’AFP Factuel (1, 2, 3).

Les vaccins autorisés en France, qui ont tous été homologués par les autorités sanitaires, ne sont plus au stade expérimental et ne peuvent pas être assimilés aux "substances nuisibles" encadrées par la loi.

Le code de Nuremberg, qui consiste en une série de bonnes pratiques médicales, n'a par ailleurs aucune valeur légale en France et ne pourrait avoir aucun impact sur la mise en place de d'une obligation vaccinale contre le Covid-19.

Lire aussi : Vaccin Covid et code de Nuremberg : attention à cette infox

"Les pays qui n’ont pas vacciné ou qui ont arrêté la vaccination sont les pays où l’épidémie est terminée", assure encore Christian Perronne, citant "l’exemple de l’Inde".

C’est en fait l’inverse, les autorités indiennes continuent leurs campagnes de vaccination.

Selon le gouvernement indien, ce pays d' 1,3 milliards d’habitants a administré en octobre 2021 sa milliardième dose de vaccin contre le Covid-19. À cette même période, environ trois quart des adultes du territoire avaient reçu une injection et environ 30% étaient complètement vaccinés.

Une infirmière administre une dose de vaccin contre le Covid-19 dans une école à Chennai, en Inde, le 22 janvier 2022. ( AFP / Arun SANKAR)

Par ailleurs, l’épidémie de Covid-19 n’est pas révolue en Inde, où le variant Omicron circule massivement et contamine de nouvelles personnes chaque jour. Au cours des sept derniers jours, le pays a enregistré plus de 1,8 million de contaminations soit une hausse de 74% par rapport à la semaine précédente, selon un bilan établi par l'AFP le 21 janvier.

"Un nouveau variant a frappé à notre porte", a d’ailleurs déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi au sujet d’Omicron, lors son allocution mensuelle du 25 janvier 2022. Quelques semaines plus tôt, il annonçait sur Twitter l’ouverture à la population d’une "dose de protection" (l’équivalent d’une troisième dose de vaccin) pour tenter d’endiguer sa propagation.

À l’image de cette vidéo enregistrée par le médecin américain Robert Malone, plusieurs publications partagées sur les réseaux sociaux ont affirmé que la vaccination des enfants contre le Covid-19 était dangereuse, ce que soutient aussi Christian Perronne. Mais attention, selon des scientifiques interrogés par l’AFP, de telles déclarations sont dénuées de fondement.

En effet, si l’on se réfère aux données mondiales de pharmacovigilance relayées par le ministère des Solidarités et de la Santé français, les effets secondaires observés chez les enfants de 5 à 11 ans vaccinés contre le Covid-19 sont "sans gravité et disparaissent rapidement".

"Les enfants ayant reçu le vaccin contre le Covid-19 peuvent présenter les mêmes effets secondaires possibles que les adultes. Les plus communément rapportés sont : une douleur à l’endroit de l’injection, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires, quelques frissons et un peu de fièvre", peut-on lire sur le site internet du ministère qui indique que "de très rares cas de myocardites, temporaires et sans gravité, ont également été signalés".

En France, aucun décès d’enfant causé par la vaccination anti-Covid n'a, à ce jour, été recensé par les autorités sanitaires. Quant à la dangerosité du Covid pour cette tranche d’âge, "les risques pour un enfant de présenter une forme grave sont très faibles, mais il y en a", notait le 5 janvier le ministre de la Santé Olivier Véran.

Le ministre a précisé que 28 décès d’enfants âgés de 5 à 11 ans ont été recensés en France depuis mars 2020 dont trois sont "imputables formellement" au Covid-19, les 25 autres ayant "un lien potentiel mais qui n'est pas avéré".

Depuis le début de la cinquième vague, les chiffres officiels témoignent en outre d’une augmentation du nombre d'hospitalisations chez les enfants. 552 d’entre eux, âgés de moins de 10 ans, sont actuellement hospitalisés en France avec un diagnostic Covid-19. Il s’agit d’un record depuis le début de l'épidémie. Parmi eux, 91 se trouvent en soins critiques.

Évolution du nombre de cas détectés sur 7 jours pour 100.000 personnes du 1er janvier 2021 au 8 janvier 2022, selon les données de Santé publique France ( AFP / Sylvie HUSSON, Sophie RAMIS)

La cause de cette augmentation n’a pas encore été clairement établie. Mais l’épidémiologiste Vittoria Colizza, interrogée par l’AFP, évoque deux raisons à cela : la contagiosité du variant Omicron, qui conduit à "une explosion du nombre de cas en population générale", et une couverture vaccinale chez les petits qui reste à ce jour "très, très, très faible". Selon les chiffres du gouvernement, seuls 3% des 5-11 ans étaient vaccinés au 19 janvier 2022.

"Les oncologues américains ont montré qu'il y avait une augmentation des morts par cancers après la vaccination", finit par dire le Pr Perronne.

Difficile de savoir sur quelles données se fonde Christian Perronne, puisque comme l’explique l’American Cancer Society, les statistiques de décès par cancer ne sont disponibles que jusqu’en 2019. Par ailleurs, on peut voir dans le dernier rapport de l’ACS publié le 12 janvier 2022 sur les chiffres et analyses sur le cancer aux Etats-Unis que n'est pas évoqué de lien entre la maladie et les vaccins anti-Covid.

En revanche, on peut s’attendre à un impact indirect de la pandémie sur le cancer à cause des retards de diagnostics et de traitements, explique l’institution, une inquiétude partagée par les médecins et autorités de santé du monde entier :"en 2020 (...) La réduction de l'accès aux soins en raison de la fermeture de services de santé et la peur de s’exposer au Covid ont conduit à des retards de diagnostic et de traitement, qui pourraient conduire à une baisse de courte durée de l’incidence du cancer, suivie par une remontée de formes avancées et, in fine, de la mortalité".

Chaque année, l’ACS fait une prévision des cas et décès par cancer pour l'année qui s'ouvre. Pour 2022, elle anticipe "1,92 million de nouveaux cas de cancer et 609.360 décès". Pour 2021, ils avaient anticipé 1.898.160 nouveaux cas et 608.570 décès.

L’idée de vaccins qui causeraient le cancer a par ailleurs été déjà démentie par de nombreux scientifiques. L’AFP Factuel a déjà vérifié des théories selon lesquelles il y aurait un lien entre cancer et vaccin, comme ici par exemple (en anglais).

Un article paru sur un site américain relayant régulièrement moult infox dans le domaine de la santé affirmait que des scientifiques avaient démontré que les vaccins à ARN messager pouvaient causer des tumeurs. En réalité, l’étude -publiée en 2018, soit avant la pandémie- n’avait aucun rapport avec les vaccins à ARN messager.

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