(AFP / Luis Robayo)

L'efficacité de l'ivermectine contre le Covid n'est pas scientifiquement démontrée

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De nombreuses publications dans différentes langues et dans plusieurs régions du monde, partagées sur les réseaux sociaux, présentent l'ivermectine, un médicament anti-parasitaire, comme un traitement éprouvé contre le Covid-19, voire un remède "miracle". Mais c'est trompeur : à ce jour, son efficacité n'est pas démontrée et il n'est pas possible d'affirmer scientifiquement que c'est un médicament qui prévient ou guérit cette maladie, ont expliqué plusieurs experts et institutions. L'OMS et l'Agence européenne des médicaments ont même recommandé de ne pas l'utiliser.

L'ivermectine est un médicament - à usage vétérinaire et humain - utilisé contre des parasites, comme la gale, la cécité des rivières (onchocercose) ou encore les poux.

Depuis plusieurs mois, on trouve des publications Facebook vantant les mérites de l'ivermectine dans le monde entier, voici des exemples au Brésil, en Afrique du Sud ou en Corée du Sud

"Le +médicament miracle+ Ivermectine. Il n'est pas toxique. Je pense que c'est un don de Dieu pour sauver la race humaine du Covid-19", affirme par exemple cette publication Facebook du 31 décembre en coréen.

Cependant, si une étude a observé une efficacité in vitro (en laboratoire), de l'ivermectine sur le Sars-CoV-2, son efficacité sur l'homme n'est à ce jour pas démontrée, ont expliqué experts et institutions, car il n'y a pas de preuves scientifiques suffisamment solides.

Pour asseoir leur message, ses défenseurs mettent en avant des travaux scientifiques qui sont de portée très réduite, ont des limites importantes et/ou ne sont pas encore publiés et validés par des experts indépendants.

De nombreux relais en France

Ce médicament a aussi de nombreux relais en France et nombre de messages sur les réseaux sociaux en font la promotion.

On le trouve par exemple ici sur ce site qui promeut les thérapies dites "alternatives" et/ou "naturelles". L'article publié le 16 décembre a déjà été partagé au moins 1400 fois sur des groupes et pages Facebook selon le logiciel de mesure d’audience Crowdtangle. Il affirme, à tort, que "toutes les preuves scientifiques montrent l'efficacité de l'ivermectine".

Capture d'écran du site Santé Corps Esprit effectuée le 13 janvier 2021

Peu chère, déjà souvent utilisée dans certains pays -par exemple en Amérique latine-, l'ivermectine partage des points communs avec l'hydroxychloroquine, un autre antiparasitaire défendu bec et ongles par certains médecins et personnalités politiques, bien que son efficacité n’ait pas été prouvée et qu’un vaste essai clinique ait même conclu à l'absence d'effets.

Bien souvent, pour l'ivermectine comme pour l'hydroxychloroquine, on retrouve la même rhétorique, selon laquelle elles seraient volontairement ignorées par les autorités parce que non rentables pour l'industrie pharmaceutique. Et on retrouve très largement les mêmes relais.

Un texte sur le site de France Soir entendait déjà fin novembre dénoncer la "scandaleuse indifférence à l'efficacité prouvée de l'ivermectine" contre le Covid.

Et les voix qui la promeuvent aujourd'hui sont en partie les mêmes que celles qui défendaient l'hydroxychloroquine, comme par exemple la députée Martine Wonner ici le 11 décembre et encore le 30 mars.

Fin mars 2021, l'ivermectine fait l'objet d'une campagne massive de promotion sur les réseaux sociaux, relayée sur le mot-clé #BeBraveWHO (#soyezcourageuxOMS), pour demander à l'Organisation mondiale de la Santé d'autoriser la molécule contre le Covid.

On retrouve ce mot-clé sur ce message Twitter de la comédienne Véronique Genest publié le 28 mars, retweetant celui, en anglais, d’une certaine Mary Beth Pfeiffer, qui se présente comme "journaliste" et "autrice" et prône l'usage de l"ivermectine depuis des mois.

Le 26 mars, dans des tweets (1,2), Mary Beth Pfeiffer a annoncé pour le dimanche 28 une campagne massive via Twitter, demandant aux usagers de tweeter et retweeter en masse la demande faite à l’OMS.

Capture d'écran Twitter prise le 31/03/2021
Capture d'écran Twitter prise le 31/03/2021

 

Parmi les relais français de l'ivermectine, on retrouve aussi Nicolas Dupon-Aignan, François Asselineau et Florian Philippot
Dès le 7 janvier, tous trois avaient demandé au ministre de la Santé Olivier Véran une information hebdomadaire sur les traitements possibles du Covid-19, comme l'hydroxychloroquine, la vitamine D et l'ivermectine.

Dans son message du 29 mars, François Asselineau relaie le tweet du compte Ivermectine-covid.ch, qui renvoie vers un site internet éponyme relayant des vidéos, des chiffres, des articles et tribunes vantant les mérites de l’ivermectine. Un onglet est titré "Où se soigner à l'ivermectine ?", renvoyant vers deux "permanences médicales" situées en Suisse.

Le site, qui se présente comme "indépendant" indique être constitué pour large partie de traductions du site américain FLCCC ou "Front line COVID-19 Critical Care Alliance", un groupe de médecins qui depuis plusieurs mois présente l'ivermectine comme un médicament à l'efficacité prouvée contre le Covid et prône son usage.

Sa figure de proue est le Dr Pierre Kory, qui a décrit le 8 décembre 2020 devant une commission du Sénat américain l'ivermectine comme un "médicament miracle" contre le Covid-19.

Il affirme notamment que les études récentes "fournissent des données concluantes sur la profonde efficacité" de l'ivermectine "à toutes les étapes de la maladie".

Pas d'efficacité prouvée contre le Covid

Plusieurs autorités sanitaires et institutions scientifiques ont pourtant déjà expliqué que l'ivermectine n'était pas considérée comme un médicament préventif ou curatif, en raison de la faiblesse scientifique des données disponibles.

Autrement dit, les essais menés ne permettent pas de déterminer si elle est efficace ou non tant ils ont de faiblesses méthodologiques.

Le 31 mars, l'Organisation mondiale de la Santé a recommandé "de ne pas utiliser l'ivermectine" pour les patients atteints du Covid-19, à l'exception d'essais cliniques. Une recommandation qui s’applique "quel que soit le niveau de gravité ou de durée des symptômes", a expliqué Janet Diaz, responsable de l’équipe clinique chargée de la riposte au Covid-19 au sein de l'agence onusienne.

Les experts de l'OMS ont tiré leurs conclusions à partir d'un total de 16 essais cliniques aléatoires comportant 2400 participants. Mais une partie de ces essais comparent l'ivermectine à d'autres médicaments et le nombre d'études permettant de comparer l'ivermectine à un placebo "est beaucoup plus restreint", selon le docteur Bram Rochwerg, chercheur à l'université de McMaster au Canada et membre du panel de l'OMS chargé de l'évaluation.

Quelques jours plus tôt, le 22 mars, l'Agence européenne des médicaments (EMA) a déconseillé l’ivermectine dans la prévention ou le traitement du Covid en dehors d'essais cliniques contrôlés. L'EMA "a conclu que les données disponibles ne soutiennent pas son utilisation pour le Covid-19 en dehors d'essais cliniques", selon un communiqué.

"Des études en laboratoire ont montré que l'ivermectine pouvait bloquer la réplication du SARS-CoV-2 (le virus qui provoque le Covid-19), mais à des concentrations beaucoup plus élevées que celles obtenues avec les doses actuellement autorisées", explique notamment l'EMA. 

Aux Etats-Unis, l'agence du médicament, la FDA y consacre une page de son site internet intitulée "Pourquoi vous ne devez pas utiliser l’ivermectine pour soigner ou prévenir le Covid", mise à jour le 5 mars 2021.

"La FDA n'a pas vu de données étayant l'usage de l'ivermectine chez des patients Covid-19 pour traiter ou prévenir le Covid-19. Toutefois, des travaux de recherche préliminaires sont en cours. Prendre un médicament pour un usage non homologué peut être très dangereux. Cela est le cas aussi pour l'ivermectine", écrit l'agence, qui rappelle qu'elle n'a "pas autorisé l'ivermectine dans le traitement ou la prévention du Covid-19 chez les humains" et que "les comprimés d’ivermectine sont (seulement) approuvés à des dosages très précis pour certains parasites".

"Prendre des doses importantes de ce médicament est dangereux et peut créer de graves dommages", insiste l'agence fédérale.

Capture d'écran du site fda.gov prise le 31/03/2021 (Capture d'écran du site fda.gov prise le 31 / 03 / 2021)

"La FDA a été informée de nombreux cas de patients qui ont dû recevoir des soins ou être hospitalisés après avoir pris en auto-médication de l'ivermectine destinée aux chevaux", dit en outre la Food and Drug Administration.

Toujours aux Etats-unis, les National institutes of Health (NIH) ont indiqué dans une mise à jour le 11 février 2021 que "les données sont insuffisantes pour donner des recommandations pour ou contre l'utilisation de l'ivermectine contre le Covid-19".

"Il faut des résultats venant d'essais cliniques assez solides, bien conçus et bien menés pour fournir des recommandations plus précises, fondées sur des preuves", est-il ajouté. 

Soulignant le caractère hétérogène des résultats disponibles, les NIH soulignent eux aussi que "la plupart de ces études ont des données incomplètes et des limites méthodologiques significatives".

En France, le 11 février , la revue médicale Prescrire, indépendante de l’industrie pharmaceutique a publié un article titré "Covid-19 et ivermectine : beaucoup d'essais, peu de résultats et pas de preuve d'efficacité clinique"

La revue a elle aussi passé en revue les données disponibles dont elle détaille les limites dans ses colonnes. 

Le 4 février 2021 le laboratoire américain Merck -qui commercialise le médicament Stromectol à base d'ivermectine- avait lui-même publié un communiqué allant lui aussi dans le sens d'un manque de preuves scientifiques étayant une efficacité contre le Covid-19.

"Les scientifiques de l'entreprise continuent d'examiner attentivement les résultats de toutes les études sur l'ivermectine et le Covid-19, à la recherche de preuves d'efficacité et de sûreté", écrit le laboratoire connu sous le nom de MSD en dehors des Etats-Unis et du Canada.

A cette date, Merck ne pense pas "que les données disponibles étayent la sûreté et l'efficacité de l’ivermectine en-dehors des dosages et populations prévus" par les autorités de régulation.

La Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT), dans son article consacré au sujet et mis à jour le 12 mars 2021, arrive au même constat: "A l'heure actuelle, aucune donnée ne permet de recommander l’utilisation de l'ivermectine pour prévenir ou traiter une infection au SARS-CoV-2. De plus, il n'existe aucune donnée concernant la sécurité de son utilisation dans cette indication."

"La plupart des études cliniques publiées récemment sur le sujet sont peu concluantes, la grande majorité sont soit des prépublications non validées par leurs pairs soit, quand elles sont publiées, des études ayant des biais méthodologiques rendant les résultats difficilement interprétables et ne permettant pas de tirer des conclusions", résume la SFPT.

Le 26 janvier, l'Inserm avait aussi expliqué sur son site internet que si "plusieurs équipes de recherche se sont déjà penchées sur les effets de cette molécule pour lutter contre l’infection", "toutefois, à l'heure actuelle, la majorité de ces travaux n'ont été publiés qu'en préprint (c'est-à-dire qu'ils ne sont pas encore parus dans des revues scientifiques à comité de lecture) et/ou sont limités par des biais méthodologiques".

"A l'heure actuelle, le niveau de preuves de l'efficacité de l'ivermectine est considéré comme 'très bas', trop peu d’études robustes et concluantes ayant réussi à montrer un effet bénéfique de la molécule", poursuit l'institut de recherche médicale.

Les différents essais menés dans le monde sur l’ivermectine sont récapitulés dans ce tableau du groupe Metaevidence de l'université et du CHU de Lyon, qui relève les limites de chaque étude.

D'où viennent les espoirs placés dans l’ivermectine?

Comme pour l’hydroxychloroquine, ils viennent essentiellement des recherches in vitro, c'est-à-dire lorsque, de façon très préliminaire, on teste dans une éprouvette en laboratoire si une molécule a une action contre un virus.

En l'occurrence, tout semble remonter à une étude australienne publiée en avril 2020. Elle affirme que l'ivermectine est efficace contre le Sars-CoV-2 (responsable de la maladie Covid-19) in vitro sur des cellules appelées vero.

Une scientifique utilise un microscope en Italie en 2020 (AFP / Andreas Solaro)

Or d'une part, si des essais in vitro sont un premier pas nécessaire dans un test de médicament, il arrive très fréquemment que ses résultats ne se reproduisent pas chez l’homme.

Notamment parce que, par exemple, la concentration utilisée pour neutraliser le pathogène ne pourrait pas être administrée sans danger chez un patient.

La Société française de pharmacologie et de thérapeutique explique clairement sur son site que "la concentration à laquelle l’ivermectine a un effet thérapeutique sur le SARS-CoV-2 in vitro est 35 fois plus haute que le pic de concentration obtenu après l’administration de la dose orale recommandée chez l’homme pour le traitement antiparasitaire habituel".

Contacté par AFP pour un précédent article de vérification publié le 31 décembre, Rubén Hernandez, spécialiste en pharmacopée à l'hôpital San Borja Arriaran à Santiago au Chili, avait expliqué qu'une activité est visible in vitro car "l'ivermectine peut neutraliser une protéine nécessaire au coronavirus pour entrer dans la cellule et se répliquer".

Toutefois, avait-il ajouté, les essais in vitro peuvent ne pas donner les mêmes résultats sur des organismes vivants car "les concentrations utilisées in vitro peuvent ne pas être transformables en doses thérapeutiques" sans danger.

De plus, explique aussi la Société française de pharmacologie et de thérapeutique, les cellules utilisées dans cette étude posent souci.

"Le modèle utilisé dans cette étude (cellules Vero) est non pertinent pour explorer une infection au SARS-CoV-2 puisque les mécanismes enzymatiques nécessaires à l’action du virus dans les cellules humaines sont absents des cellules Vero”, peut-on lire sur son site en réponse à la question "L’ivermectine (antiparasitaire) est-elle efficace pour prévenir une infection à la Covid-19 ?".

La méta-analyse du Dr Andrew Hill

Début 2021, certains organes de presse (en Afrique du Sud, en République dominicaine ou au Royaume-Uni… ) mais aussi des usagers des réseaux sociaux avaient abondamment relayé le travail d’un chercheur de l'Université de Liverpool, Andrew Hill, citant des chiffres apparemment impressionnants, notamment une baisse de la mortalité de 83% grâce à l’ivermectine.

Contacté par l'AFP, Andrew Hill avait expliqué par écrit que ce travail était financé par l’UNITAID, une organisation internationale partenaire de l'OMS et chargée d'acheter des médicaments pour les pays pauvres.

"L'Université de Liverpool, soutenue par UNITAID, examine les données qui émergent actuellement d'études en cours évaluant le potentiel de l'ivermectine contre le Covid-19", avait aussi expliqué un porte-parole de UNITAID dans un mail à l’AFP le 7 janvier 2021.

"Cela sert à alimenter le travail du programme [de l'Organisation mondiale de la Santé, NDLR] ACT-Accelerator Therapeutics Pillar, qui recense les médicaments nouveaux ou déjà existants [qui pourraient servir] contre le Covid-19, de façon à anticiper les défis possibles pour les rendre disponibles à grande échelle, au cas où ils seraient recommandés" contre le coronavirus, avait-t-il ajouté.

Avant même de les avoir entièrement terminés, Andrew Hill avait fait une présentation de ses premières observations lors d'un atelier organisé par un labo pharmaceutique français en décembre. Elles portaient sur une dizaine d’essais et environ 1500 patients.

Censée être réservée à des professionnels, la vidéo de cette présentation avait pourtant largement circulé sur YouTube (via ce compte notamment: cette version a cumulé des dizaines de milliers de vues depuis le 27 décembre, avant d'être supprimée), ce qui explique que des éléments de l'étude d'Andrew Hill avaient été largement relayés dès la fin du mois de décembre.

Dans cette présentation, le chercheur estime avoir globalement vu des résultats encourageants en examinant différents essais sur l'ivermectine mais il dit lui-même en fin de vidéo (11'18) qu'il "nous faut plus d'essais cliniques pour confirmer les bénéfices cliniques observés dans les 11 essais randomisés".

Il liste lui-même ci-dessous les limites des essais disponibles et la difficulté à les comparer entre eux car trop différents (doses et durées différentes par exemple).

Il avait aussi précisé que plusieurs études analysées étaient des pre-publications ("preprints") et n'avaient donc pas été publiées dans des revues scientifiques.

Capture d'écran du site Metaevidence.org effectuée le 13 janvier 2021

Une fois achevée, la version finale de son travail a été rendue publique le 19 janvier sur une plateforme de mise en ligne de pré-publications.
L'étude portait cette fois sur l'examen de 18 essais portant sur 2.282 patients.

Andrew Hill y relève à nouveau que l'ivermectine est "associée" à des données favorables, en termes de réduction des marqueurs d'inflammation, de la charge virale et de la durée d'hospitalisation. Il a également calculé, à partir de 6 essais différents, une réduction de 75% de la mortalité.

Il pointe néanmoins à plusieurs reprises une nouvelle fois dans son texte les limites de sa méta-analyse, notamment parce que les essais étudiés manquent de "comparabilité".

"Beaucoup d'études incluses n'ont pas été relues par des pairs et les méta-analyses sont enclines à des problèmes de confusion des variables (lorsqu'on ne parvient pas à isoler le rôle de chaque variable dans l'expérience, ndlr). L'ivermectine devrait être validée dans de plus vastes essais randomisés et correctement contrôlés avant que les résultats soient suffisants pour qu'ils soient soumis aux autorités de régulation", écrit le chercheur, confirmant ce qu’il disait déjà dans la vidéo de sa présentation préliminaire.

Ce qu'a aussi expliqué à l'AFP au téléphone, le 7 janvier 2021, le professeur Kim Woo-joo, professeur au département des maladies infectieuses de l'hôpital universitaire de Corée à Séoul.
"Si vous voulez être sûr à 100% de l'efficacité d'un médicament, il faut des résultats essais randomisés contrôlés de plus grande ampleur", a-t-il indiqué.
 

Permise dans certains pays?

Les promoteurs de l'ivermectine font aussi régulièrement valoir qu'elle est autorisée dans certains pays.

Le 27 janvier, l'Afrique du sud a approuvé un usage "contrôlé" de l'anti-parasite sur les humains, levant ainsi une interdiction imposée le mois précédent pour manque de preuves cliniques sur son efficacité dans le traitement contre le Covid.

Les autorités sanitaires ont voulu "faciliter un programme d'accès contrôlé et compassionnel à l'ivermectine" en raison de l'augmentation des cas de coronavirus. "Nous sommes dans une pandémie avec des options limitées", avait déclaré Boitumelo Semete-Makokotlela, directrice de la SAHPRA, l'organisme national de réglementation des produits de santé.

En Europe, la République tchèque et la Slovaquie l’ont autorisée pour le traitement contre le Covid-19. La Bolivie l'utilise aussi.

Mais au Pérou, où l'ivermectine était prescrite pour les cas ambulatoires et légers de Covid-19 et comme médicament préventif depuis l'année dernière, le gouvernement a décidé d’arrêter la prescription du médicament après que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a déconseillé.

Mise à jour 22/01/2021: ajoute la mise en ligne de la méta-analyse d'Andrew Hill ainsi que les recommandations des National Institutes of Health aux Etats-Unis

Mise à jour 26/01/2021: ajoute les éléments de l'Inserm 

Mise à jour le 02/02/2021: ajoute nouvelle déclaration de UNITAID

Mise à jour le 01/04/2021: ajoute avis OMS, actualise avec Unitaid, EMA, FDA et le site Prescrire. Version précédente de l'article disponible ici.
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