A propos

La vérification des faits fait partie intégrante de l'AFP en tant qu'Agence de presse internationale depuis près de 180 ans.

L'AFP a un statut unique sous la législation française. L'Agence a lancé en son sein un site et un service dédiés au fact-checking en réponse à la multiplication des fausses informations et de la désinformation en ligne, en s'inspirant de son expérience au sein du projet collaboratif CrossCheck, pour les élections en France en 2017. 

L'article 2 de la loi du 10 janvier 1957, portant statut de l'AFP, dispose que "l'activité de l'Agence France-Presse est soumise aux obligations fondamentales suivantes" :

1° L'Agence France-Presse ne peut en aucune circonstance tenir compte d'influences ou de considérations de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information ; elle ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d'un groupement idéologique, politique ou économique 

2° L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, développer son action et parfaire son organisation en vue de donner aux usagers français et étrangers, de façon régulière et sans interruption, une information exacte, impartiale et digne de confiance

3° L'Agence France-Presse doit, dans toute la mesure de ses ressources, assurer l'existence d'un réseau d'établissements lui conférant le caractère d'un organisme d'information à rayonnement mondial.

Notre objectif est de présenter au public et aux médias des conclusions vérifiées sur des informations qu'ils voient circuler sur internet, qu'elles soient diffusées via les réseaux sociaux, des articles de presse, des vidéos, ou des déclarations. 

Ce travail est effectué par un réseau mondial d'éditeurs et de journalistes dédiés, conformément à la charte des bonnes pratiques éditoriales et déontologiques de l'AFP.

Ses deux premières lignes directrices disposent que les journalistes de l'Agence "fournissent une couverture exacte, équilibrée et impartiale de l'actualité", "corrigent leurs erreurs rapidement et dans la transparence" et "visent la neutralité, l'absence de préjugés ou de préférences". Tout manquement à ces règles est susceptible de faire l'objet d'une sanction. 

L'AFP dispose d'un comité exécutif, avec notamment à sa tête un président-directeur général (actuellement Fabrice Fries), un directeur de l'information, (actuellement Phil Chetwynd), et une directrice générale (actuellement Dalila Zein). L'organigramme détaillant le reste de l'équipe dirigeante est à retrouver ici.

L’AFP est administrée par un conseil d’administration, composé notamment de représentants de la presse, de représentants de services publics usagers de l'Agence (y compris de ministères), de représentants du personnel, et de cinq personnalités indépendantes nommées par le Conseil supérieur en raison de leurs connaissances et compétences. La composition de ces conseils est à retrouver sur cette page

Notre travail suit la mission décrite par la charte de l'Agence France-Presse, qui s'engage à "fournir à tout instant une information exacte, impartiale et digne de confiance sur l'actualité du monde entier". 

Nous choisissons les contenus sur lesquels nous enquêtons sur la base de plusieurs critères, notamment leur intérêt éditorial, leur viralité en fonction de la date de publication et de la plateforme sur laquelle ils sont diffusés. Nous portons une attention particulière aux fausses affirmations véhiculant un discours, haineux, raciste, dangereux pour la santé et/ou pouvant porter atteinte à l'intégrité d'une personne ou d'un groupe de personne.

Notre indépendance nous permet d'enquêter sur toute affirmation et ce quelque soit sa provenance : qu'elle émane de personnalités politiques au pouvoir ou dans l'opposition, d'une organisation internationale, d'une entreprise ou d'un média. 

Nous mettons un point d'honneur à expliquer nos méthodes de recherche et d'enquête, ainsi que le fonctionnement des outils auxquels nous avons recours, afin de permettre à d'autres d'effectuer les mêmes vérifications que nous. 

L'ensemble de l'activité de fact-checking de l'Agence, qui publie des vérifications en 18 langues (au 1er janvier 2021), est encadrée par la rédaction en chef investigation numérique basée au siège de l'Agence, à Paris, et dans les sièges régionaux à Hong Kong, Beyrouth, Washington, et Montevideo.

Rédacteur en chef investigation numérique : Grégoire Lemarchand 

Adjointes à la rédaction en chef investigation numérique : Sophie Nicholson & Pauline Talagrand

Chef-fe-s de l’investigation numérique : Cat Barton (Asie-Pacifique), Elodie Martinez (Amérique latine), Nina Lamparski (Afrique),  Bronwen Roberts (Europe), Khaled Soubeih (Moyen-Orient & Afrique du Nord) et Arthur MacMillan (Amérique du Nord).

L'AFP fait partie, au côté de nombreux autres médias à travers le monde, du "Third-party factchecking program" lancé par Facebook. Des contenus remontés par Facebook, Instagram et leurs utilisateurs font ainsi partie des affirmations sur lesquelles nous travaillons. Après vérification nous avons la possibilité de marquer un contenu comme étant faux ou trompeur, en ajoutant toujours un lien vers notre article. Si un contenu est marqué comme faux, Facebook réduit sa viralité, mais ce contenu n'est jamais supprimé par notre action. Facebook étant un client des médias participant à ce programme, il les rémunère pour pour ce travail de vérification. Fin 2020, une soixantaine de médias à travers le monde, généralistes ou spécialisés dans le fact-checking, y participent également. 

L'AFP est également membre de l'IFCN (International Fact-Checking Network), une organisation indépendante, et signataire de sa charte de principes.

Si vous pensez que l'AFP n'a pas respecté les principes de ladite charte, vous pouvez en informer directement l'IFCN