Non, Amélie de Montchalin n'a pas plaidé pour la "fin de vie anticipée" de personnes âgées devenant un "poids pour la société"

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Plusieurs publications sur Facebook citent des propos qu’aurait tenus la Secrétaire d’État chargée des affaires européennes, Amélie de Montchalin, sur la fin de vie anticipée des personnes âgées devenues “un poids financier très important pour la société”. Ces propos sont en réalité issus d’un compte twitter parodique @JournalElysee, suivi par 66.141 personnes.   

"Il y a un âge, lorsqu’on devient un poids financier très important pour la société, où la question de la fin de vie anticipée doit être posée ; il faut en finir avec les tabous", aurait déclaré la Secrétaire d'Etat sur franceinfo selon des publications Facebook cumulant plus d'un millier de partages. 

Capture d'écran Facebook réalisée le 3/12/2019

Au regard des commentaires, dont certains menaçants ou insultants, plusieurs lecteurs ont pris les propos présentés au sérieux.

Capture d'écran Facebook réalisée le 3/12/2019

Mais cette déclaration d’Amélie de Montchalin est en réalité issue du tweet du compte @JournalElysee, qui déclare ouvertement être parodique dans sa biographie Twitter, mais dont le nom a été volontairement tronqué sur ces publications Facebook.

Capture d'écran Facebook réalisée le 3/12/2019

Le tweet d'origine date du 21 septembre 2018 mais a semble-t-il été réutilisé et détourné à l'approche d'un grand mouvement de contestation contre la réforme des retraites le 5 décembre prochain.

Ce n’est pas la première fois que des publications de ce compte parodique sont détournées à des fins de désinformation.

En mai dernier c’est la porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée, Aurore Bergé, à qui des publications Facebook, partagées plus de 4.000 fois, ont prêté des propos erronés, comme nous l’écrivons dans ce factcheck.

En novembre c’est une publication parodique concernant la ministre de la Santé Agnès Buzyn, sur le "gaspillage" des soignants qui jetteraient les seringues usagées "pour ne pas avoir à nettoyer", qui a été détournée.

 
Laura Diab