Non, Aurore Bergé n’a pas plaidé pour le retrait du droit de vote aux retraités

Plusieurs publications, partagés plus de 4.000 fois sur Facebook, citent des propos qu’aurait tenus la porte-parole LREM Aurore Bergé sur un possible retrait du droit de vote aux retraités. Ces propos sont en réalité issus du compte twitter parodique @JournalElysee, suivi par 56.200 abonnés.

Il convient de s’interroger sur la légitimité de ceux qui contestent nos choix politiques (...) Les retraités votent pour décider de l’avenir de notre pays, alors même qu’ils n’en font plus partie, il faut que cela change”, aurait déclaré la députée des Yvelines, selon la capture d’écran.

Capture d'écran Facebook réalisée le 9/05/2019
Capture d'écran Facebook réalisée le 9/05/2019

 

Les commentaires de la publication Facebook montrent que les lecteurs ont pris les propos présentés dans la capture d’écran au sérieux. Mais cette déclaration attribuée à Mme Bergé est fictive et la capture d’écran issue d’un site parodique.

Il s’agit en effet d’un tweet réalisé le 5 mai 2019 par le compte “Le Journal de l’Elysée parodie”, qui précise bien être un compte parodique dans son nom - rogné sur la capture d’écran proposée sur Facebook - mais aussi dans sa description sur Twitter.

Capture d'écran Twitter réalisée le 9/05/2019
Capture d'écran Twitter réalisée le 9/05/2019

 

Cette parodie intervient après le grand débat national et les six mois du mouvement des "gilets jaunes", qui a fait une grande place aux revendication des retraités, ceux-ci réclamant notamment la réindexation de leurs retraites sur l’inflation. Emmanuel Macron a depuis annoncé que “les retraites de moins de 2.000 euros" suivront à nouveau l'évolution des prix début 2020. 

Ce n’est pas la première fois qu’Aurore Bergé est visée par un contenu parodique repris par la suite sérieusement.

Le 29 août 2018, le Journal de l’Elysée lui avait attribué des propos factices, selon lesquels les retraités seraient en capacité de faire des efforts car ils prennent “trois repas par jour et même parfois un goûter”.

Charlotte Durand