"Je lui demande si tout va bien" : la communication animale, une tendance sans fondement scientifique
- Publié le 1 avril 2026 à 16:56
- Lecture : 14 min
- Par : Alexis ORSINI, AFP France
Chien, chat, oiseau ou encore rongeur : 61% des Français possèdent un animal de compagnie. Sur les réseaux sociaux, ce large public est ciblé par les promoteurs de la communication animale, assurant pouvoir échanger par télépathie avec ces animaux et retranscrire leurs propos. En plus de proposer des formations, certains affirment même pouvoir échanger avec des animaux décédés. Mais cette pratique n'a aucun fondement scientifique et peut cibler des personnes en situation de détresse émotionnelle, mettent en garde l'Ordre des vétérinaires et la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires.
"Mieux comprendre" son animal, "renforcer son lien" avec lui ou encore sentir "qu'il est toujours là" après sa disparition : tels seraient les bienfaits de la communication animale, une pratique promue sur TikTok, Instagram ou Facebook.
Ceux qui s'en réclament se disent capables d'établir un lien télépathique avec un chat, un chien ou tout autre animal à partir de sa photo, pour ensuite retranscrire ses messages à son propriétaire - ou "guide", selon leur terme privilégié.
"Tu m'envoies une photo de ton animal et tu choisis 2 à 3 axes sur lesquels tu veux qu'on travaille. La séance dure environ 1h par appel WhatsApp vocal. Je me connecte à ton animal et on travaille ensemble", promet par exemple "Camille Be Intuitive" sur son site, en description d'une séance de communication animale à 130 euros (lien archivé ici).
"Florence Dans tes yeux" propose de son côté à sa clientèle, pour 55 euros, de lui envoyer "jusqu’à 4 questions ou 4 thèmes à aborder avec votre animal + votre message pour lui", en promettant, en retour, une "partie libre où l’animal peut exprimer tout ce qu’il souhaite", ainsi qu'un "compte-rendu écrit envoyé en fin de séance" (lien archivé ici).
Le site de "La goutte d'eau du colibri", autoproclamée "école des animaux ", détaille pour sa part le type de questions qui peuvent être posées à un animal pour savoir ce qu'il pense d'un "sujet précis" : "Désires-tu un nouveau compagnon ? Souhaites-tu avoir des petits ? De quoi as-tu besoin ?"
Ou encore pour "le préparer à un changement dans sa vie : Déménagement, Intervention chirurgicale, Séparation, divorce, départ en vacances, Arrivée de bébé dans le foyer, Visite chez le vétérinaire" (lien archivé ici).
Moyennant 65 à 75 euros, "Pauline Comm’WitchLili" propose quant à elle une prestation "petite étoile" pour communiquer avec son animal défunt (lien archivé ici).
"Cette communication permet : de recevoir des messages de ton animal, de mieux comprendre ce qu’il a vécu, d’apaiser le deuil en sentant qu’il est toujours là, différemment", indique-t-elle, affirmant que, "parfois même, quelque temps après la communication, mes clientes me témoignent avoir reçu un signe de la part de leur petite étoile…"
Nombre de promoteurs de la pratique proposent des formations (cours à distance, ateliers de groupe...) à un public francophone particulièrement susceptible de s'y intéresser, la France comptant 75 millions d'animaux domestiques - chien, chat, oiseau, poisson, rongeur, tortue - selon la Chambre de commerce et de l'industrie (lien archivé ici).
Mais la communication animale n'a aucun fondement scientifique, a souligné auprès de l’AFP, le 18 mars, Christophe Hugnet, docteur-vétérinaire et conseiller national de l’Ordre des vétérinaires, à propos de cette supposée "capacité à communiquer par télépathie avec des animaux vivants ou morts" : "Sur le plan scientifique, bien évidemment, il n'y a strictement aucune preuve de cette capacité à pouvoir entrer en communication avec un animal".
"Un certain nombre d'éléments questionnent la rationalité de la capacité à entrer en contact avec un individu animal mort", ajoute l'expert, qui observe, "depuis environ cinq ans", une "tendance à l'augmentation du nombre de personnes qui parlent spontanément [de la communication animale] sur les réseaux sociaux."
C'est également ce qu'a indiqué le 27 mars à l'AFP la Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), à propos de cette pratique - mentionnée dans son rapport d'activité 2022-2024 - qui "ne repose sur aucune validation scientifique reconnue" et "s'adresse parfois à des personnes en situation de fragilité émotionnelle (deuil, détresse affective)" (lien archivé ici).
La Miviludes souligne en outre que la communication animale "peut induire en erreur, notamment lorsqu’elle est proposée comme alternative implicite à des suivis vétérinaires, psychologiques ou médicaux" ou encore entraîner des "dépenses exorbitantes liées aux coûts de certains stages ou formations."
Une prétendue "communication d'esprit à esprit"
Qu'ils soient débutants ou établis de longue date, la plupart de ces communicants animaliers revendiquent une approche ouvertement ésotérique.
Laila del Monte, qui se présente comme une "pionnière" européenne de la communication animale avec 25 ans d'expérience, soutient ainsi sur son site que "les animaux communiquent leurs pensées et leurs émotions non verbalement, par des sens autres que la vision ou le toucher".
A l'en croire, cette "communication d’esprit à esprit" serait même "universellement utilisée entre différentes espèces animales" (lien archivé ici).
Une affirmation rationnellement infondée, dit Christophe Hugnet : "Aucune preuve scientifique n'existe pour étayer cela, ni même aucune suspicion justifiant actuellement des travaux scientifiques. Des modes de communication utilisant des fréquences sonores non perceptibles par les humains sont décrits pour certaines espèces telles que les éléphants, les baleines et les dauphins par exemple. Il ne s'agit donc pas de télépathie !"
Laila Del Monte soutient aussi que la communication de l'homme avec l'animal est possible par "télépathie/empathie", grâce à un dialogue qui se ferait sous "forme d'images, de sensations physiques et émotionnelles et de pensées" afin de "comprendre la racine d'un trouble du comportement de l'animal".
L'autrice de divers ouvrages sur la communication animale prétend aussi pouvoir aider les animaux souffrants "à distance par une connexion avec les dimensions subtiles de lumière". Ou encore pouvoir recevoir "des messages des animaux dans l'après-vie" grâce à la "connexion avec les animaux décédés qui lui est offerte depuis toute petite" - un don "inné" qui serait cependant non transmissible via ses formations (lien archivé ici).
Une "séance de psychologue"
L'idée que l'être humain disposerait naturellement d'une capacité à communiquer avec les animaux avant que la société ne le détourne de cette voie est également mise en avant par certains communicants animaliers.
On retrouve notamment un tel discours sur le site de "La goutte d'eau du colibri" (lien archivé ici) : "Tous les êtres humains et animaux disposent dès leur naissance de cette faculté innée et naturelle que les humains perdent au cours de leur évolution. On s’est juste laissé conditionner par nos parents, la famille, l’école, la société, l’environnement..."
"En se rebranchant à la prise télépathie qui est juste débranchée mais existante chez tous les êtres humains, on retrouve rapidement cette capacité. La télépathie est l’échange de pensées, d’idées, d’émotions entre deux êtres. Il y a un émetteur et un récepteur qui reçoit et traduit sous forme d’images, de paroles, de sensations...", poursuit ce texte.
Raphaëlle, coordinatrice et assistante sociale dans le sud de la France, et maîtresse d'Oxford, 7 ans, un border collie croisé avec un berger allemand, a participé à l'une des formations en groupe de trois jours proposée par "La goutte d'eau du colibri" en mars 2025, comme elle l'a raconté à l'AFP.
Les deux co-organisatrices de l'événement y expliquent d'abord en quoi consisterait la communication animale, "le fait qu'on n'ait pas besoin d'avoir des dons pour le pratiquer, que c'était de la télépathie et pourquoi la télépathie, auparavant, naturellement, quand on était enfant, on l'utilisait, et pourquoi maintenant, on ne l'a plus."
Outre cette formation "théorique" à la communication animale, le groupe est aussi amené à la "pratiquer" en travaillant sur "l'animal des autres personnes du groupe pour pouvoir communiquer".
"On avait un temps de communication, et après, de restitution, où on pouvait échanger avec les formateurs", raconte la jeune femme de 27 ans, qui se remémore deux journées "très intensives, chargées en émotions aussi, parce que ça fait remonter parfois des choses très personnelles."
La formation se conclut sur un troisième jour entièrement dédié à la pratique, dans un centre équestre, "avec des chevaux et des chiens sur toute la journée", poursuit-elle.
Raphaëlle, qui affirme avoir communiqué brièvement, les yeux fermés, de manière "vraiment visuelle" avec un chien pendant la période du Covid, en se sentant "connectée à lui" à travers des images et des odeurs, estime avoir de nouveau réussi le premier jour du stage. Mais elle regrette de s'être "bloquée" très rapidement, à cause de son "mental qui est très présent".
Elle prévoit désormais de poursuivre toutes les étapes requises afin d'obtenir le "diplôme" de communicatrice animalière remis par l'école - reconnue comme un organisme de formation enregistré sans pour autant être agréée par l'Etat, comme l'indique celle-ci sur son site (lien archivé ici).
En attendant, Raphaëlle préfère continuer de faire appel "tous les 4 à 5 mois" à la communicatrice qui suit Oxford depuis leur première rencontre au Salon du bien-être de Draguignan, en septembre 2024.
Car elle estime que ces séances à 120 euros réalisées par téléphone sont l'occasion pour Oxford, avec qui elle travaille en médiation animale auprès d'un public de rue "avec de la violence, de la précarité", de "faire un petit peu sa 'séance de psychologue', comme nous on pourrait en avoir à côté".
"Régulièrement, dans la communication, je lui demande si tout va bien, s'il y a des situations qui ont été trop compliquées pour lui à gérer", affirme Raphaëlle, qui reconnaît croire en la "télépathie ou d'autres phénomènes" même s'ils ne sont pas scientifiquement prouvés.
Celle qui avait d'abord testé la communication animale par "curiosité" se dit aujourd'hui ravie d'y recourir, car son animal lui transmettrait, par le biais des retranscriptions de 3 ou 4 pages réalisées par sa communicatrice animalière, "des choses vraiment très très en profondeur" auxquelles elle ne s'attendait "pas du tout".
Selon Raphaëlle, ces séances permettraient notamment à Oxford de lui "donner un avis sur un événement de sa vie" ou encore lui de montrer "comment procéder pour bien discuter avec [ses] parents, pour lever une difficulté avec eux".
Biais de confirmation
Comme l'a analysé auprès de l'AFP, le 23 mars, Séverine Falkowicz, maître de conférences et psychologue sociale au Laboratoire de psychologie sociale d’Aix-en-Provence, plusieurs des communicatrices animales actives sur les réseaux sociaux recourent à une même rhétorique incitative.
"[Elles font] appel à des causes nobles, en disant par exemple : 'N'est ce pas magnifique de pouvoir communiquer avec son animal?', 'vous avez cette volonté'... Cela donne l'impression d'être inscrit dans le camp du bien, avec des discours très positifs et des objectifs dans lesquels les gens peuvent se reconnaître", relève la spécialiste et co-autrice, avec Alexander Samuel, Thierry Ripoll et Fabien Girandola, du livre Complotisme et manipulation : Petit guide pour déjouer les fausses croyances, fake news, et autres fadaises (éd. Book-e-book).
Comme l'explique l'experte, les personnes qui adhèrent à une telle croyance souscrivent en réalité à "un faisceau de croyances", qui peuvent se "renforcer l'une l'autre" mais parfois aussi s'avérer contradictoires.
Ainsi, selon Séverine Falkowicz, il serait illusoire de penser que le public amateur de communication animale y adhère à cause de simples techniques de manipulation : "Pour qu'une communication soit efficace, la première question qu'on doit se poser, c'est celle de la cible et des caractéristiques de la cible."
En l'espèce, les amateurs et amatrices de cette pratique peuvent partager des points communs notables, relevés auprès de l'AFP par Alexander Samuel, co-auteur de Séverine Falkowicz : "Quand on regarde ce que publie 'Pauline Comm’WitchLili' de manière générale, on voit de la lithothérapie par exemple, la guérison avec les pierres, etc. Il y a plein d'autres pseudosciences qui sont avancées en parallèle donc ça montre que son audience est celle de personnes qui sont intéressées un petit peu par le paranormal, par la guérison, le surnaturel, etc."
Séverine Falkowicz relève en outre que les amatrices et amateurs de communication animale se soucient forcément du bien-être de leur animal : "Quand on entend dire 'votre animal sent que vous avez peur pour lui, que vous vous préoccupez de sa santé psychique' [...] on touche à l'effet barnum : [une énumération] de choses suffisamment larges, qui font qu'on réussit à trouver dedans une validation."
De surcroît, les personnes qui font appel à cette pratique "sont elles-mêmes dans un biais de confirmation d'hypothèse donc on peut leur dire un certain nombre de choses et elles ne vont retenir que ce qui va les conforter dans leur croyance, parce qu'elles veulent croire. Sinon elles ne seraient pas là", explique Séverine Falkowicz.
Des "banalités" vraies pour tout animal
Les prétendues démonstrations de communication animale visibles sur les réseaux sociaux ne prouvent en outre nullement son efficacité.
Dans une vidéo publiée sur son compte TikTok, "Pauline Comm’WitchLili" prétend ainsi répondre aux critiques selon lesquelles cette pratique ne serait que de la "projection" à l'"effet placebo" (lien archivé ici).
La "communicante animale à distance" y détaille les informations qu'elle aurait obtenues sur Doux rêve, le cheval de sa cliente Marine, en échangeant avec l'animal.
"Je demande à Doux rêve s'il a des peurs en ce moment. Il me parle du licol [une pièce de harnais mise autour du cou, NDLR], il me dit que ça le perturbe depuis une mauvaise expérience", avance-t-elle, avant de laisser la parole à Marine, qui affirme dans un message vocal : "C'est totalement vrai, j'ignore pourquoi, ça fait une semaine qu'il ne veut plus le licol."
"Je ne pouvais pas l'inventer!", se félicite la communicatrice animalière en réaction.
Elle poursuit sa prétendue démonstration en expliquant que la conjonctivite du cheval serait liée à "une blessure, une trahison", et plus spécifiquement à "une jument partie du groupe, un changement de hiérarchie et un sentiment de rejet".
"En réfléchissant un peu, Marine comprend de quelle jument parlait Doux rêve pour cette trahison", poursuit"Pauline Comm’WitchLili", avant de diffuser un audio de Marine, qui se rappelle d'une "jument gestante" ayant récemment quitté le groupe de Doux rêve avec un autre équidé.
Mais ce récit n'a rien de probant, ont souligné les experts interrogés par l'AFP.
"Par définition, tout cheval a été exposé à un licol", pointe Christophe Hugnet. "Ces personnes ont une connaissance du milieu, voire un peu des animaux, pour pouvoir asséner des vérités, qui ne sont pas des vérités, mais des banalités, qui seront vraies pour tout animal".
Il pointe en outre que la plupart des communicants animaliers disposent "d'un certain nombre de capacités analytiques, à la fois de réactions posturales des animaux", voire de connaissances sur le monde du cheval, mais aussi "d'analyse des paroles des gens" pour "orienter le discours et les questions qui vont ensuite arriver."
Séverine Falkowicz abonde : "Il n'y a pas beaucoup de prise de risque [dans ce qui est dit dans cette vidéo], il peut y avoir un grand nombre de choses qui sont énoncées et, dans le lot, des choses qui peuvent se rapprocher de la réalité."
Contactée, "Pauline Comm’WitchLili" n'avait pas donné suite aux sollicitations de l'AFP avant la parution de l'article.
Un danger potentiel pour la prise en charge des animaux
Enfin, comme le relève Séverine Falkowicz, la vulnérabilité émotionnelle des personnes ayant recours à la communication animale peut jouer dans son essor, en rendant le public cible "plus perméable".
Certaines situations de détresse sont d'ailleurs facturées plus cher: "Camille Be Intuitive" propose par exemple des "créneaux d'urgence" pour "les situations qui ne peuvent pas attendre : animal en fin de vie, opération imminente, comportement soudain et inexpliqué, besoin urgent de faire le lien."
Sollicitée par l'AFP, elle a décliné notre proposition d'interview, expliquant ne pas disposer du "temps nécessaire pour répondre avec la précision" requise.
Comme le relève Alexander Samuel, "l'incertitude est quelque chose de très inconfortable, qu'on ne sait pas gérer parce qu’on ne peut pas savoir comment l'animal voudrait décéder, en quelque sorte. Si on a une réponse qui nous vient, même si elle est totalement fausse, inventée, ça a un côté rassurant, on a la sensation de reprendre le contrôle de la situation et de savoir ce qu'il y a de mieux à faire pour l'animal."
Pour Christophe Hugnet, "le plus triste là-dedans, c'est que gens vont se rattacher à ce qui va être dit par [les communicants animaliers] et vont perdre du temps sur la vraie prise en charge médicale ou comportementale de l'animal."
"C'est utiliser la crédulité et la souffrance des gens pour gagner de l'argent, mais pour les animaux qui sont vivants et vraiment malades, c'est vraiment une perte de chance de ne pas pouvoir être pris en charge correctement. C'est très problématique", déplore le vétérinaire, qui fustige ce "business".
Un domaine "non cadré"
Pour se prémunir d'un tel risque, plusieurs communicants animaliers précisent que leur pratique ou leur formation ne remplacent pas une consultation vétérinaire.
C'est le cas de Sylvia Morand, ancienne vétérinaire ayant exercé pendant 14 ans et communicatrice animalière à temps plein depuis 7 ans, dont le site précise "qu'aucune information, conseil ou autre donné au cours de la formation ne pourra se substituer ou remplacer une consultation ou un traitement vétérinaire." (lien archivé ici)
Jointe par l'AFP le 27 mars, elle explique : "Justement parce que j'étais vétérinaire, je sais très bien où sont les limites de la communication animale. Déjà, quand un chien vous exprime une douleur, en fait, même quand on essaye de l'objectiver au niveau vétérinaire, [...] vous ne pourriez pas mettre une note sur dix"
Si elle ne réalise plus de séances de communication animale en raison d'un trop grand nombre de demandes, qui ne lui permettaient pas de les traiter avant "huit mois ou un an", elle forme encore à cette pratique à travers une méthode qui "allie rigueur scientifique et dimension spirituelle" selon elle.
Sur ce point, elle précise à l'AFP réfuter le terme de "télépathie" car "les animaux ne s'expriment pas verbalement donc il n'y a pas de raison que dans le ressenti ce soit verbal". Elle dit privilégier une approche basée "sur la physique et la biologie", et notamment sur notre perception des champs électromagnétiques.
Initialement "très sceptique" vis-à-vis de la communication lorsqu'elle était vétérinaire, Sylvia Morand raconte y être arrivée progressivement, notamment à force d'en entendre parler par d'autres vétérinaires, puis en ressentant des "perceptions" lors de ses manipulations ostéopathiques d'animaux.
Pour Christophe Hugnet, si la communication animale "relève du domaine de la croyance", "on ne doit surtout pas, en tant que vétérinaire, rentrer dans ce domaine. On ne doit pas accepter, ni dire 'Oui, c'est très bien', etc. parce que ça serait en plus décrédibiliser la parole médicale identifiée".
Le professionnel souligne que l'Ordre des vétérinaires entame des poursuites disciplinaires contre les vétérinaires qui prétendent faire de la communication animale.
"Cela peut aller jusqu'à l'interdiction d'exercice pour les vétérinaires qui prétendent utiliser de leur diplôme vétérinaire pour attirer des gens véreux et utiliser des moyens non scientifiquement établis. [...] Comme pour les médecins, le charlatanisme n'est pas accepté et n'est pas acceptable [...], ça fait partie de notre déontologie", conclut Christophe Hugnet.
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