
Attention à cette citation parodique de Gabriel Attal sur la hausse du prix de l'essence
- Cet article date de plus d'un an
- Publié le 25 mars 2022 à 12:34
- Lecture : 3 min
- Par : AFP France
Copyright AFP 2017-2025. Toute réutilisation commerciale du contenu est sujet à un abonnement. Cliquez ici pour en savoir plus.
"Vous en voulez encore pendant 5 ans ?", s'interroge un internaute qui partage une capture d'écran de la citation sur Facebook. "Gabriel Attal sur l'envolée du prix des carburants : 'c'est le prix à payer pour défendre la liberté'", peut-on lire sur l'image.

Il n'est pas précisé quand le porte-parole du gouvernement aurait effectué cette annonce. Mais, alors que les prix du carburants se sont envolés en France -et à quelques semaines seulement de la présidentielle où le pouvoir d'achat fait figure de sujet brûlant-, elle a rapidement été relayée par des milliers d'internautes sur Twitter et Facebook.
Etant donné que les captures d'écran montrent un tweet en guise de preuve, nous avons tapé la phrase attribuée à Gabriel Attal sur Twitter pour en trouver la première apparition. Le 15 mars 2022, le compte @JORF_Parodie en était à l'origine, selon nos recherches.
ALERTE: @GabrielAttal sur l’envolée du #prix des #carburants
— Journal Officiel de la République Française (@JORF_Parodie) March 15, 2022
"C’est le prix à payer pour défendre la liberté (…), un effort symbolique, l’équivalent de quelques bières ou cigarettes, que peuvent faire les Français, chanceux de vivre dans un pays en paix. Stop aux jérémiades." pic.twitter.com/r1OgLCFhtt
Il est pourtant bien précisé dans sa biographie qu'il s'agit "d'un compte parodique et satirique", mais cette mention n'apparaît pas dans de nombreuses publications relayant la fausse citation, induisant des internautes en erreur.
Le 15 mars, le porte-parole du gouvernement est bien intervenu sur France 2, répondant notamment à des questions sur le prix du carburant, mais n'a pas prononcé cette phrase :

Des prix qui s'envolent
En hausse constante ces derniers mois, le prix de l'essence s'est envolé après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, entraînant de nombreuses manifestations dans l'Hexagone. Les prix des carburants ont grimpé pendant des semaines, volant de record en record dans le sillage des prix du pétrole brut, et dépassant les 2 euros en moyenne qui a précédé le 15 mars : du jamais vu.
Face à cette hausse et à moins d'un mois de la présidentielle, le Premier ministre Jean Castex a annoncé à la mi-mars une remise à la pompe de 15 centimes par litre de carburant, à partir du 1er avril et pendant quatre mois.
A l'image de la fausse citation vérifiée aujourd'hui, cette envolée à fait naître de nombreuses publications erronées ayant fait l'objet d'articles de vérification de l'AFP à lire ici ou encore ici.