
Non, ceci n'est pas une nappe de produits polluants autour d'un bateau
- Cet article date de plus d'un an
- Publié le 11 février 2019 à 16:10
- Lecture : 1 min
- Par : Sami ACEF, Elodie MARTINEZ
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Comme certains internautes l'ont astucieusement remarqué, les lettres "CX", visibles sous l'aile de l'avion, forment le préfixe d'immatriculation en vigueur en Uruguay.
Nous avons retrouvé l'auteur des photographies, un pilote local, qui nous a envoyé les fichiers sources. En exploitant leurs métadonnées nous avons pu déterminer que les photographies ont été prises le 8 janvier 2019, aux environs de 11h00.
Elle a effectivement été prise au large de la ville de Punta del Este, dans des eaux peu profondes du sud de l'Uruguay.
Mais contrairement à ce que sous-entend la légende du post Facebook, elle ne montre pas un bateau entouré d'une nappe de produits polluants.
Le porte-parole de la Marine, Marcelo Etchevers, contacté par l'AFP, assure que la tâche brune est le fruit des remous causés par les moteurs du navire.
Face à la polémique grandissante, le directeur uruguayen pour l’environnement du Ministère de l’Habitation et de l'organisation territoriale avait lui aussi expliqué sur Twitter le 11 janvier que cette photo montrait des sédiments remontant à la surface.
Ante consultas recibidas sobre esta imagen, aclaramos: fue tomada en el momento que están acomodando el barco para fondear, las turbinas de arranque producen turbulencia con las hélices, levantando arena y barro del fondo, en una zona de poca profundidad No se trata de efluentes pic.twitter.com/e2LQnTaG5W
— Alejandro Nario (@alejandronario) 11 janvier 2019
"Les turbines de démarrage causent une turbulence avec leurs hélices, soulevant du sable et de la boue par le fond de l'eau", expliquait-il.
La Préfecture du département de Maldonado (où se situe Punta del Este) a également publié le 17 janvier des résultats de prélèvements, analysés par la compagnie nationale des eaux, pour prouver que les eaux n'avaient pas subi de pollution inhabituelle à cause de ce bateau.
Une photo similaire avait déjà circulé en 2011, amenant déjà les autorités locales à démentir une pollution.