Non, ceci n’est pas un réfugié qui frappe deux infirmières dans un hôpital français

  • Cet article date de plus d'un an
  • Publié le 21 juin 2018 à 17:24
  • Mis à jour le 17 juillet 2018 à 16:08
  • Lecture : 2 min
  • Par : Grégoire LEMARCHAND
Une vidéo, publiée le 16 juin sur Facebook et déjà partagée plus de 12.000 fois le 21 juin, montre un homme frapper violemment deux femmes dans un couloir. Le texte accompagnant la séquence assure qu’il s’agit d’un réfugié qui s’en prend à deux infirmières dans un hôpital français. C’est faux : la vidéo impliquant un homme en état d’ébriété, régulièrement reprise à tort, a été tournée par une caméra de vidéo-surveillance en février 2017 en Russie.

En mars 2017, le site CrossCheck avait expliqué en détails comment cette vidéo publiée sur Facebook était présentée hors contexte pour accuser un étranger, déjà, de frapper deux infirmières. Le texte était alors : "Ont les soigne et ils en sont reconnaissant, la preuve… mais voilà ce que les médias vous cachent !!!"

Selon le site russe Metronews, les faits se sont en effet produits en février 2017 à Novgorod au nord-ouest de la Russie. 

La publication erronée vérifiée par CrossCheck - depuis supprimée - avait réuni plus de 210.000 partages et 15 millions de vues.

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La publication originale, publiée par la page Facebook "Sos Racisme- anti-blanc" (DR)

Dans la nouvelle publication, le texte accompagnant la séquence est encore plus explicite : "Nos pauvres infirmières…. !!! Une chance pour la France comme disent nos politiques !!!! Un Réfugié à l'hôpital ... filmé par caméra de surveillance ! Regardez "vos amis" et nos chances pour la France ! > Merci à nos politiques … Mais les infirmières n'ont pas de GARDES DU CORPS, elles !"

Dans les commentaires, si nombre de personnes soulignent justement que la vidéo n’a pas été filmée dans un hôpital français, la plupart des gens sont manifestement bien persuadés du contraire.

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Selon France 24, la vidéo a non seulement été massivement partagée en France en 2017, mais également en Turquie et en Espagne. A chaque fois, elle a été utilisée hors contexte, pour accuser un "Syrien" ou un "musulman".

Note : Nom du journaliste ajouté
Note : InfoMigrants remplacé par France24, auteur de l'article originel repris par Infomigrants.
Note : Ajout des balises ClaimReview

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