La France aura recours à l'arme nucléaire si un pays africain quitte le Franc CFA ? Une publication parodique

  • Cet article date de plus d'un an
  • Publié le 28 janvier 2019 à 20:33
  • Mis à jour le 29 janvier 2019 à 16:43
  • Lecture : 1 min
  • Par : Camille MALPLAT
“La France aura recours à l’arme nucléaire si un pays africain ose quitter le Franc CFA” affirme un ancien général français ? Non, cette fausse information partagée près de 1.500 fois sur Facebook a été mise en ligne par un site parodique.

Un article publiée sur Facebook affirme qu'un ancien général français aurait déclaré sous couvert d'anonymat au site Africa24.info : "le Francs CFA est une question de sécurité de l’Etat et que tout pays qui oserait y mettre fin risquerait de subir de graves conséquences n’excluant pas une réaction militaire et nucléaire". 

Souvent pris au premier degré, le site Africa24.info est en réalité un site parodique. 

Dans ses conditions d'utilisation, seulement visibles sur son site, Africa24.info explique que "Tous les personnages" apparaissant dans ses articles "sont entièrement fictifs". 

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Capture d'écran des conditions d'utilisation du site africa24.info prise le 28 janvier 2019

La page Facebook du site Africa24.info ne fait toutefois pas mention du caractère parodique de ses publications. 

Si la plupart des internautes ne sont pas crédules et trouvent ridicule la publication en question, d'autres semblent la prendre au sérieux, comme le montrent certains commentaires.

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Capture d'écran de commentaires de la publication prise le 28 janvier 2019

Vingt pays en Afrique de l'Ouest et centrale utilisent le franc CFA comme monnaie officielle, soit 155 millions de personnes. 
Les accusations de néo-colonialisme à l'encontre de cette monnaie sont récurrentes et plusieurs manifestations contre le franc CFA ont eu lieu en 2017 au Bénin, au Gabon, en Côte d'Ivoire et au Mali.

Récemment, le vice-président du Conseil italien, Luigi di Maio, a accusé la France et le franc CFA "d'appauvrir l'Afrique" et d'aggraver la crise migratoire, relançant le débat sur le continent africain et sur la toile. 

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