SANTE

Non, des "brigades de la mort" n'ont pas été envoyées dans des EHPAD pour "euthanasier" les personnes âgées avec du Rivotril

Publié le 05/12/2022 à 17:45

Au début de la crise sanitaire, au printemps 2020, un décret a simplifié la délivrance du Rivotril (clonazépam), médicament utilisé notamment pour les soins palliatifs. Il s'agissait à l'époque de pallier le manque d'un autre médicament, l'Hypnovel (midazolam). Les deux molécules ont le même but : endormir profondément le patient pour qu'il ne souffre pas, jusqu'à son décès. Dans le cadre du Covid-19, il s'agissait en particulier d'éviter que des personnes âgées malades meurent asphyxiées. En 2020 déjà, de nombreuses publications sur les réseaux sociaux avaient affirmé -à tort- que le gouvernement avait ainsi autorisé l'euthanasie des personnes âgées. Ces accusations ont aussi été récemment relayées par des élus. Depuis fin novembre, une vidéo intitulée "Quand des brigades de la mort ont injecté du Rivotril" a fait encore ressurgir ces accusations. Mais comme l'ont expliqué plusieurs médecins gériatres et spécialistes de la fin de vie, administrer du Rivotril ne provoque pas le décès. A ce jour, l'euthanasie est interdite en France.